mardi 4 septembre 2012

Le patrimoine financier des Belges était de 966,3 milliards à la fin mars 2012

Ainsi, à en croire un « papier » paru ce lundi dans un des principaux organes de désinformation gratuit (Metro, pour le citer), chaque Belge posséderait 95.000 € dans son escarcelle, dans son petit bas de laine ou sous son matelas !

Mais de qui se moque-t-on ?

Nous commençons à en avoir plus que marre de cette manière de présenter les choses ! En formulant la chose de manière aussi générale, le pisse-copie, le journaleux, qui a « pondu » ceci fait preuve de n'importe quoi, mais certainement pas de déontologie journalistique. S'il avait eu la moindre once de celle-ci, il eut alors pris le temps de signaler qu'il ne s'agissait que d'une moyenne et que cette moyenne pouvait recouvrir de grande disparité. Il aurait pu comparer les patrimoines de la famille de Spoelbergh ou de ce (trop) cher Albert Frère avec ceux d'une famille de chômeurs carolorégiens en fin de droits. Il aurait également pu comparer les patrimoines de biens d'autre familles telles que les Saxe Cobourg, les Vandemorteele et autres accapareurs avec ceux d'un manœuvre, d'une minimexée ou d'un handicapé.

 Il aurait alors pu (nous faire) remarquer que cette disparité était parfois de l'ordre de 1 à 100.000. S'il avait poussé son étude un peu plus loin, il eut comparé l'impôt réellement payé par chacune de ces catégories sur ses revenus, pour s'apercevoir rapidement que les plus nantis ne payaient quasi aucun impôt, quand les travailleurs ou allocataires sociaux connaissaient des taux pouvant avoisiner la moitié des leurs.

Je n'ai rien lu de tel, ni dans le Metro en question, ni dans aucun autre journal de ce type. Serait-ce que nos journalistes ont perdu tout sens critique ou oublié que leurs principales missions est d'informer (et par la-même d'éduquer) ? Je ne pense pas que ce soit le cas ; mais, en valets serviles de leur actionnariat, ils ne relayent plus que la propagande utile et nécessaire à celui-ci pour maintenir ses sinécures. Je vous propose donc, pour cette catégorie de journaleux de bannir le terme de journaliste des dictionnaires et de le remplacer par propagandiste.

Dormez en paix, bonnes gens, tout va pour le mieux dans « Le meilleur des mondes ».

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