Ainsi donc, à l'automne se profileront de nouvelles négociations en vue d'un accord interprofessionnel. Non content de nous avoir étranglés pendant 4 ans, en s'en prenant à ces soit-disant « profiteurs » d'allocataires sociaux de tous acabits ; non content d'avoir encouragé de ses affiliés des restructurations et des licenciements qui ne se seraient nullement justifiées par la situation économique précaire de ses entreprises, mais uniquement dans une logique de rendement à deux chiffres destinée à engraisser les accapareurs et les spéculateurs ; se souciant comme d'une guigne des conséquences pour le peuple des travailleurs de cette politique inhumaine, ne voila-t-il pas que notre administrateur-délégue de la FEB, le très honni Pieter Timmermans, en rajoute de nouveau une couche. Ne voila-t-il pas que ce triste sire s'attaque une fois de plus à l'indexation « automatique » des salaires en nous déclarant ceci : « Je crois au principe selon lequel on ne peut répartir la richesse ou le bien-être que lorsque les entreprises l'ont créé. Mais en Belgique, on crée d'abord des accords sur des augmentations salariales puis ce sont les employeurs qui doivent veiller, en augmentant leur productivité, à ce que leur position concurrentielle ne soit pas affectée. ».
Monsieur Timmermans à réellement l'art de pratiquer l'amalgame, de dire le contraire de ce qui est et de vouloir culpabiliser des personnes qui n'ont certainement pas à l'être. Je ne lui répondrai donc que d'un cinglant « MENTEUR ».
L'indexation automatique des salaires n'intervient qu'après augmentation de l'index, autrement dit après que des hausses de coûts (fonctionnement, matières premières, ...), ou de prix (marges bénéficiaires des entreprises...) aient été répercutées dans les prix payés par le consommateur. Ne pas indexer serait donc réduire le pouvoir d'achat de tous ceux qui perçoivent un salaire ou une allocation sociale et, par corollaire , contracter encore plus une économie déjà en récession. En outre, l'indexation salariale ne constitue en aucune façon une augmentation salariale (qui elle constituerait une véritable augmentation du pouvoir d'achat des travailleurs), mais un simple rattrapage d'une perte de pouvoir d'achat. Elle ne pourrait donc en aucune façon, réduire la position concurrentielle d'entreprises qui ont déjà répercuté ces augmentations dans leurs prix et bénéficié, durant le retard d'indexation, d'une augmentation de marge bénéficiaire injustifiée.
Secundo, augmenter une productivité qui est déjà une des meilleures d'Europe ? Faut-il rappeler qu'au niveau mondial, le travailleur belge occupe la 4ème position en terme de productivité et qu'il est second au niveau européen ? Qu'en chiffres absolus, la position de ladite Belgique ne s'est pas dégradée, mais que les pertes de parts de marché encourues pas ces entreprises sont bien plus le fait des contractions de marché des pays vers lesquels nous exportons traditionnellement ou, encore, de la frilosité du patronat et de ses commanditaires dans la conquête de marchés émergents ?
Enfin, ce même hurluberlu nous parle de position concurrentielle affectée par ces mesures Pourrait-il alors nous expliquer comment le top 10 du Bel 20 a vu ses bénéfices augmenter de 427% en 2 ans ? La position concurrentielle des entreprises ne serait-elle pas plutôt affectée par la voracité d'un actionnariat qui exige des dividendes n'ayant plus aucune commune mesure avec l'économie réelle ? Ce même actionnariat qui, tout comme Lakshmi Mittal, est prêt à sacrifier des outils et des travailleurs performants en vue d'augmenter ses seuls bénéfices, sans se soucier des conséquences de cette logique imbécile pour les milliers de travailleurs qu'il emploie ?
Revoyez votre copie Timmermans !!!
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